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Bienvenue sur le site de Françoise Buire, iconographe orthodoxe à Vézelay (Atelier à son domicile)

Le sens de l’icône

« Et le Verbe s’est fait Chair… »

« Car la Parole de Vie s’est montrée à nous, nous l’avons vue, nous l’avons entendue et nous vous l’annonçons pour que vous l’ayez en commun avec nous » (1 Jean, 1, 2)

C’est parce que Dieu s’est manifesté en Jésus Christ que l’Eglise primitive, par la bouche de ses Saints Pères, a affirmé le bien-fondé des « images » (eikon, en grec, signifie « image »).

Image du Christ, de Marie et des saints (Ancêtres, prophètes et précurseurs, évangélistes, martyrs, etc.), l’icône célèbre la Gloire de Dieu qui se manifeste en ceux-ci, elle nous annonce une autre réalité : ce que l’œil n’a pas encore vu, l’oreille n’a pas encore entendu, ce qui ne s’est pas encore révélé au cœur de l’homme. Elle transfigure les corps et les visages de ces saints pour annoncer notre propre « corps de gloire ».

Ainsi, en les contemplant, nous avons sous les yeux l’ « image » de ce que nous pouvons devenir si nous laissons éclore et grandir en nous la parcelle divine qui y est cachée.

Elle est donc une invitation à devenir des « êtres de Lumière », des « amis de Dieu ».

Pas moins.

Pour traduire l’intraduisible, pour exprimer l’inexprimable, pour faire le portrait de l’âme, l’icône utilise des symboles, aussi bien dans ses représentations que dans la technique utilisée. Ainsi, ce ne sont que des matériaux issus du monde minéral, végétal, animal, bref, de la Nature créée par Dieu, qui servent à sa réalisation. Ces matériaux sont recueillis (et parfois cueillis), travaillés, priés, pour devenir offrande.

« Ce qui est à Toi, le tenant de Toi, nous te l’offrons ».

Faut-il préciser que l’apprentissage de l’iconographie est long et difficile ?

Car il ne s’agit pas seulement d’apprendre une technique, d’acquérir des connaissances, de « maîtriser » son art, il s’agit d’un long cheminement qui doit conduire à une profonde conversion de l’être.

L’apprentissage de l’iconographie tient plutôt du chemin initiatique que d’une pratique artistique.

Il nous semble que cet art est inaccessible à une personne qui ne partagerait pas la Foi chrétienne. Mais ce qui est impossible à la compréhension humaine ne l’est pas pour Dieu et j’ai vu des personnes agnostiques découvrir peu à peu le chemin du Royaume en avançant dans leur apprentissage de l’iconographie. Le Chemin n’est-il pas le but ?

Ouspensky écrivait jadis « une icône peut être d’une grande perfection technique, mais d’un niveau spirituel très bas ; et vice versa ».

Le sens de l’icône n’est donc pas de séduire les yeux ni l’intellect mais de toucher au cœur du cœur, de susciter « la sensation de Dieu ».